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"“Théâtre
de l’Atelier”, “Atelier Théâtre”, peu importe le terme,
içi : on fabrique un temps différent. La maturation est
longue et l’enjeu est de taille : jouer. Chacun apporte son
énergie, régulièrement, avec application et
volonté, pour que naisse le théâtre. Un sentiment
neuf, une émotion décodée, une connivence
modelée semaine après semaine au cours de cet atelier
thérapeutique au sein de l’Hopital Psychiatrique de
Laragne, mais ouvert aux participants extérieurs. C’est à
l’initiative de Marc Leroy, infirmier, de Sophie Rigal,
psychomotricienne, et d’Héléne Scotto, psychologue, que
l’activité “théâtre” a vu le jour, voilà
trois ans. Séance hebdomadaire où se présentent
une douzaine de personnes, et où, comme le souligne Marc :
“Chacun prend quelque chose en rapport de ses besoins”. L’implication
des patients est étonnante, pour qui aurait pu en douter.
Dès 2005, un spectacle se créé : “Rabelais, le
voyage”, adaptation d’extraits des œuvres complètes de
l’auteur. Des textes vifs, stimulants, et la possibilité, pour le spectacle, de s’adapter aux acteurs, de mettre en formes leurs fulgurances. Le cycle de préparation est long et particulier, mais le résultat, souvent quelques représentations, n’en est que plus précieux. Certains de nos collaborateurs ont ainsi pu assister au deuxième opus de la troupe “Le Cabaret”, adaptation extrêmement libre de textes de Beckett (En attendant Godot), et à nouveau d’extraits des œuvres complètes de Rabelais (dont les mots cotoient avec modernité ceux du dramaturge irlandais). Spectacle à tirroirs, où autour du couple Pantagruel-Panurge, “le plus grand nombre peut trouver sa place”. Panurge échappe aux mains des turcs, mais Beckett est passé par là… “Cabaret” atypique où “la gratuité et le plaisir du jeu prennent le pas sur la linéarité du récit…la musique et la danse, sur la référence littéraire”. En 2006, plus de 40 patients participent au moins une fois à l’Atelier, un groupe plus fidèle - mais tous les participants sont associés à la représentation- porte le spectacle en juin 2007, à Manosque, dans le cadre d’un Festival de Théâtre amateur. Un succés, qui appelle aujourd’hui une suite : “Avec le Cabaret on a pris goût aux danses. On a envie d’en mettre partout. Il y a aussi plein de choses possibles avec des costumes, des accessoires, des masques, des marionnettes ou des machines!”. Ainsi se prépare “Le Voyage, 2ème partie”, pour une présentation en début 2009. Soyez attentifs, et ne ratez pas les quelques dates à venir. Rares sont les moments où l’être humain s’exprime hors des codes, au rythme d’un espace temps libéré, lent et dynamique, profond et joyeux : comme naissant. Olivier Dalmon “Le personnage de théâtre, le plus souvent, ne fait que jouer un rôle, comme le fond autour de nous ceux qui se dérobent à leur propre existence. Chez Beckett, au contraire, tous se passe comme si les deux vagabonds se trouvaient en scène sans avoir de rôle(…) Ils doivent inventer. Ils sont libres” Alain Robbe-Grillet 4ème de couv, BuëchMag #386, Février 2008. "Hélène Scotto, des paroles et des mots" Ecouter,
écrire, jouer… du silence, de l’attente, naissent des mots.
Héléne Scotto, aide les gens à retrouver une
parole parfois perdu. Elle donne aussi des mots à vivre aux
comédiens consentants. Les siens, pour le “Roi et le Chien” des
Pile ou Versa, ou “Le Samouraï sans masque” de la Compagnie du
Crapaud, ou ceux de Jean Giono pour une adaptation des “Deux cavaliers
de l’orage”. Déjà joué avec “L’Atelier
théâtre des Jasons” à Saint-Julien en
Beauchêne (avec A.Vargoz et R.Lejeune) et à deux reprises
au “Paraïs”, dans la maison et devant la fille du marcheur de
Lure, le spectacle se prépare aujourd’hui pour cinq
comédiens. Marc Leroy et Etienne Ranger sont de la partie,
pour une pièce opérationnelle sur plateau réduit,
“à la carte”, en toute liberté, avec enthousiasme et
poésie. En guise de conclusion, Héléne nous livre
cet aïku créole : “Ce matin, il y a plus de c’apauds dans
la mare, les c’apauds s’acc’oissent” O. DalmonEncadré 4ème de couv, BuëchMag #386, Février 2008. "Aspres sous les sunlights" "C’est
dans la touffeur d’une MJC d’Aspres-Sur-Buech pleine à craquer
que Mr Benmarrazze, PDG de SOLAR EUROMED, confirme aux quelques 300
auditeurs la construction sur le site du Chevalet de la 1ère
centrale solaire française à concentration de Grande
Puissance. Une production de 12 MegaW, 80 hectares de panneaux
rotatifs, 2 cuves de 20 x 15 m, 2 ans de travaux, 200 contrats de
travail temporaire, puis 40 CDI, 1 Million d’euro de taxe pro et 50 000
visiteurs par an pendant les 30 années de l’exploitation (2010
-2040).Devant le fait accompli, et avant d’en venir aux nombreuses questions précédant le “Slide” de présentation du “Projet”, décrivons le cheminement, disons politique, de cette implantation. Solenha, c’est quoi? L’objectif du projet : être capable de produire de l’électricité solaire pour une ville de 50000 habitants, en utilisant le soleil et en évitant le déversement de CO2 dans l’environnement. Cette initiative représente une nouvelle stratégie énergétique associant l’Europe et les pays méditerranéens. C’est donc un projet “National” politiquement trés correct à l’heure du Grenelle de l’environnement et de l’envolé des prix du pétrole. Trois sites des hautes alpes sont choisis, par “positionnement d’un satellite météo-rologique”, pour la richesse des rayons solaires direct. Il sont tous dans le Buëch : Sellas, les Eygaux, le Chevalet. Etonnant. Le 16 octobre dernier, la société SOLAR EUROMED* signe donc une convention avec le Conseil Général des Hautes Alpes pour construire dans le département la 1ère centrale solaire française à concentration de Grande Puissance sur le site du Chevalet. Puis le projet est présenté au ministère de l'Écologie, du Dévelop-pement et de l'Aménagement durables le 16 novembre dernier. L'État apporte son soutien au projet le déclarant "projet industriel démonstrateur". Autant dire “projet test”, ce qui explique la “faible” production de l’unité (Serres-Ponçon a une capacité de 380 MW) et la venue d’unité de recherche du CNRS. La centrale solaire est autorisée à produire 12 mégawatts sur 5 000 heures par an qui seront revendus à EDF 30 centimes d'euro le kilowatt. L’ensemble du projet est adopté à l’unanimité par le comité de pilotage le 30 novembre, puis voté par l’Assemblée départementale le 18 décembre 2007. Des Questions? Mais pourquoi le Chevalet? Les Eygaux recelle des vestiges archéolgogiques, et Sellas porte en son sein la conduite d’ethylène bien connue des buechois. Le Pôle Aviation sera transféré à La Batie-Monsaléon -accord du propriétaire privé-, le projet Quasar dopé par l’arrivée de la centrale. Comment ça marche? La technologie du solaire à concentration exploite les caractéristiques optiques et calorifiques des rayons du soleil. La lumière, concentrée grâce à de simples miroirs, vient chauffer un fluide. La chaleur est ensuite transmise à de l’air ou de l’eau qui viennent faire tourner une turbine génératrice d’électricité. Qui dit turbine dit exploitation industrielle, l’électricité est alors distribuée par le biais du raccordement au réseau général d’électricité enterré. C’est de la semi-basse tension. Quelles sont les nuisances potentielles ? Pollution de l’air : aucune, ni de CO2, ni de NOx, ni de SOx. Pollution de l’eau : aucune, la centrale utilisera des tours aéro-réfrigérantes air/air. Bruit : Pas plus qu’une climatisation de super marché. Paysage : Pas d’impact majeur, le site se trouvant sur un promontoire. Aucun souci de dépollution après démantèlement : La construction de la centrale n’utilisant que des matériaux "nobles" (acier, verre, béton). En conclusion La technologie n’a pas les inconvenients du photovoltaïque (besoin et traitement du Sillicium). Elle est source d’une communication “terriblement” actuelle, porteuse d’un tourisme propre et aisé. On dira donc -sur la forme- avec Mr Faure que “c’est source d’une notoriété incroyable pour le Buëch”, et avec Mr Seard que “le Buëch tient enfin dans ses mains la chance d’un essort égal à celui de Serre-Ponçon”(sic)… Pour ceux qui -sur le fond- ne sont pas de cet avis… qui songent rêveurs à l’accès à une énergie individualisée et gratuite… ou à une démocratie de tous les instants… ils n’ont cas s’exprimer -ou pas- dans les urnes, car pour ce coup-ci : alea jacta est! O. Dalmon Rubrique Environnement. BuëchMag #386, Février 2008. "Dites Monsieur…dessines-moi une courge" Superbe
ambiance à l‘Epine, où des courges de toutes formes
rêvassent au soleil. Les cuccurbitacés se cotoient avec
grâce, verts, rouges, jaunes, grands, minuscules, plats… la
nature généreuse et les hommes malins ont, pour le bien
de l’espèce, encouragé le métissage et les
croisements. La plus grosse, la plus petite, la plus pustuleuse, la
plus originale… les premiers prix s’egrainent.Les enfants invités à la fête, présentent de belles œuvres d’art, à base… de courges : le loup et l’agneau, le système solaire, la courge habitée. Magnifiques créations justement récompensées. Et voici (ci-contre Photo OD) Mr Louis André : “Je me suis mis à élèver des courges de toutes sortes pour évacuer la tension d’un métier prenant…”. Il est primé pour la plus longue et la plus “sensuelle”. Mais la plus belle est sa courge “Petit Prince” arborant les mots scarifiés de Saint-Exupery. Un auteur qu’il affectionne et qui l’a aidé, petit, à apprendre à lire et, par la suite, à bien d’autres choses. “Maintenant, j’aimerais transmettre mon savoir de la courge. à quelqu’un qui aurait du terrain, à Laragne où ailleurs dans le Buëch… je pourrais l’aider à démarrer…”. Puis, citant Saint-Ex dans Terre des hommes, il me dit : “Le bagne ne réside point là où les coups de pioches sont donnés. Il n'est pas d'horreur matèrielle. Le bagne réside là où les coups de pioches sont donnés et n'ont point de sens, qui ne relient pas celui qui les donne à la communauté des hommes.". A méditer. Mr André sera présent à la Foire aux Fruits Anciens d’Orpierre, belle barbe et beau chapeau, n’hésitez pas à le rencontrer." O. Dalmon Encadré 4ème de couv, BuëchMag #384, Octobre 2007. Cie Où Rêvent Les Arbres, "SUR LE FIL!" "Dans un spectacle de marionettes, on
s’attend à voir les ficelles inévitables d’un genre que
l’on classe en enfance, point.Içi, il n’en est rien : Alice se déplace, toute de chair et de bois, avec la délicatese d’une toute jeune enfant, charme et douceur. Barnabé n’y croit guère et de sa voix chantante cherche à apprivoiser le petit être. La vie va. Les comères, étonnantes voisines bicéphales, pénètrent, bienveillantes, l’espace intime de cette drôle de famille monoparentale. On est pris. La maisonette se meuble d’objets animés et le gendarme surgit! Que va-t-il se passer? … Suivre les déplacements chorégraphiés …être étonné d’un détail…d’un enchainement de mise en scène… ne pas perdre le fil de cette tendre histoire. La Cie où rêvent les arbres tissent vers nous des fils invisibles, et on entre dans la petite danse de cet instant poétique et simple. Ce soir, par leur travail sans artifices, nous sommes, petits et grands, leurs marionettes, et c’est bien agréable." O. Dalmon Rubrique Prés de chez nous, BuëchMag #384, Octobre 2007. "JONAZ CIRCUS. Que le spectacle commence" Reportage photo "L’année
dernière, à 16 ans, Jonathan quitte le système
scolaire généraliste pour vivre sa passion à plein
temps : le cirque. Installé aux Paroirs, hameau rattaché
à Veynes, le “Jonaz Circus” donne dès l’été
quelques représentations en plein air. Nous y étions. C’est toujours avec émotion que l’on voit la passion à l’œuvre. De retour en enfance, on s’abreuve à la source perdue. Le temps s’arrête… et le spectacle commence! Chèvre intrépide, chat-volant, po-nez de clown, lama, boa… les animaux habitent le quartier et ne semblent pas inquiétés par la difficulté des numéros. On se régale. Un jeune Monsieur Loyal introduit les artistes. Jonathan et ses partenaires (frère et sœur, cousins…) alternent jongleries, numéros de trapèze, de dressage ou d’équilibre. Toute la famille participe. Les beaux costumes, confectionnés par la grand-mère, brillent sous le soleil. La scénographie est très élaborée, l’arrière plan bucolique, et le spectacle déjà plein d’une maîtrise toute professionnelle. On s’émerveille des gestes sûrs et délicats de maître Jonaz, commandant d’un regard le saut d’un chat, ou domptant - clou du spectacle- les pires monstres au sang froid ! D’abord passionné par les chevaux, Jonathan affectionne aujourd’hui les animaux exotiques avant peut-être d’atteindre son ambition : la cage aux lions. Un rêve qui pourrait devenir réalité dès cette rentrée 2007, au sein du Cirque Muller… Un œil chez Fellini, l’autre devant le “Plus Grand Chapiteau du monde”, on songe au balancement de Solveig Domartin assise sur les ailes du Désir… A ne pas rater!" O. Dalmon 4ème de couv, BuëchMag #383, Août 2007. "Dans le Vieux Serres, la Rue Peuzin" Reportage photo "La Rue
Peuzin traverse le Vieux Serres de part en part et se pare aujourdh’ui
de plusieurs officines de caractères : un café -galerie
“L’Entre-Pôts”, un tatoueur “Nomad Tatoo”, un calligraphe “L’
Atelier du Copiste”…La Rue peuzin est le point d’entrée idéal pour une visite du village médieval. A l’ombre des voutes, vous arpenterez les fraiches ruelles. Vous admirerez la maison du dernier connétable de France, ancien chef des protestants du Dauphiné : François de Bonnes, Duc de Lesdiguières. Construite en 1585, 4 étages au dessus, 3 étages en dessous du niveau de la rue, classée monument historique, elle arbore en façade de magnifiques éléments décoratifs : corniches, modillons, chapiteaux et bases de pilastres… Reposez-vous sur les bancs des placettes, observez le campanile et entrez dans l’église romane XIIème siècle. La promenade vaut le détour, elle dure environ une heure si vous faîtes l’aller-retour jusqu’au tombeau juif du XIIème s. surplombant le village. En redescendant, visitez “L’Atelier du copiste” et ses travaux de caligraphie. Osez le tatouage chez “Nomad Tatoo” et enfin, arrêtez-vous boire un coup, au n°72, à “L’Entre-Pôts”, café bar culturel, galerie d'art -”vitrines d’artistes” en Août-, soirées musicales tous les week-ends pendant l’été. Vous y trouverez produits régionaux, vins, épicerie fine, idées cadeaux et un petit coin “brocante” ! Le tout dans un très bel espace où, tranquillement installé, vous dégusterez une bière artisanale ambré des frères Alphand. Remarquez à l’étage l’escalier en fer forgé et la rénovation parfaite de cette typique maison de village serroise. Tél. 04 92 67 17 91. Reposés, vous finirez votre visite par le n°61 : c’est l’atelier de Christian Garoute , dont l’évocation de Serres illumine cette année l’affiche du Festival de Jazz. Sur RV. Tél. 04 92 67 12 48."O. Dalmon Rubrique Prés de chez nous, BuëchMag #383, Août 2007. "Histoire & Découverte du Val de Channe" "En ces
temps anciens, dans le “Val de Channe”, on mange la “Gaudille”, soupe
d’épautre, et les jours de fête, après avoir
brûlé “Caramantran”, on joue au “Cionchon”. Le “Quinquet”,
où brule la graisse fondue, éclaire les pièces des
maisons et les pays de Savournon, Le Bersac, Montrond et Saint-Genis
sont encore des Etats Féodaux. La culture du chanvre domine, la
vie n’est pas facile… Jean-Paul Nivou nous livre, ici, le travail d’années de recherche. En deux parties, une “histoire et découverte” et des annexes documentées, il nous raconte, de l’ère glaciaire à la Révolution, avec amour et précision, ce pays où il vit. Entre Savournon, Le Bersac, Saint-Genis et Montrond coule “Channe”. Le torrent serpente, irrigue les cultures, apporte joies et peines, avant de venir grossir les eaux du Buëch. Les seigneurs se succèdent, les maladies et les guerres passent, le pays reste. Un récit passionnant qui met en lumière cette vallée du sud des Hautes-Alpes, son histoire, ses coutumes et ses habitants.” O. Dalmon Rubrique "A LIRE", BuëchMag #382, Juin 2007.
Ces dernieres années, les " Pilous" ont beaucoup
voyagé. Cette itinérance, inscrite dans leur projet de
troupe, est aujourd'hui lovée au cœur de leurs créations.
"Gulliver " en est l'exemple émouvant. "Mémé Tonine, de Mussolini à Internet" Elvire,
dite „Tonina“, Langiani a dix ans lorsque, en 1930 , elle quitte
l’Italie fasciste. Après une escale en Corse, elle retrouve sa
famille à Marseille. Pour cette petite toscane des montagnes, la
ville est immense. Ces parents s’installe au Vallon Montebello, fief italien. Elle va à l’école, mais quand on lui demande „comment tu t’appelles?“, elle comprend „tu as la péla!“, et croit qu’on la traite de galeuse. Elle n’y retournera pas. Elle commence à travailler , au „vallon“: petite main chez Orlando Mariottini, un tailleur originaire de la région d’Arezzo, arrivé à Marseille avec la vague précédente, fin XIXème. Elle épouse Pierre-Jean, l’aîné de ses fils. La guerre arrive, on lui reproche d’être italienne, Pierrot part faire son “service” en Savoie, le lendemain de ses noces. Le conflit s“achève, ils s’en sortent, mais ironie du sort, sa belle-mère décède, renversée par une jeep…américaine. Elle fait alors la cuisine pour son mari et ses deux jeunes frères, son beau-père, et ses deux filles… Le couple mène une vie indépendante d’artisan-tailleur, achète une maison, travaille pour la bourgoisie de Perier-Paradis. Trois enfants,sept petits-enfants, deux arrières-petits enfants… La plupart ont eu, ont ou auront un rapport particulier avec l’Italie, certains en ont fait leur sujet de thèse, ou y ont fait une partie de leurs études, d’autres parlent la langue, y font des affaires. Les liens avec la famille toscane ont été maintenu, et les „francesi“ sont toujours les bienvenus. Les pâtes à la main -tope, gnocchi,ravioli…- sont avec la polenta -au bachala ou sdraïta (étalée sur la table)- sa spécialité la plus typique. Le secret de fabrication tient tout entier dans un mouvement de main, et…dans la volonté de réunir les siens. Encore aujourd’hui, dans sa maison du quartier Vauban qu’elle a connu voilà plus de 70 ans, Mémé Tonine assure quotidiennement les menus, grâce à la présence de son fils et parfois de ces petits-enfants. Et chaque année, elle s’inquiète pour le “gros souper“ du 24 Décembre au soir. Aucune inquiètude à avoir pourtant, c’est au contraire , grâce à elle, pratiquement la seule fois de l’année où la famille se retrouve… grâce à elle, et à sa cuisine! ” OD pour MIAM Magazine, Octobre 2000.
"La truffe, labels et la bête!" Entretien avec Jean-Marc MARIOTTINI, ethnologue.
OD pour Miam Magazine, Octobre 2000..
“De croire en la transmission…” Entretien avec Richard MARTIN, Directeur du Théâtre Toursky, Marseille.. La mission de transmettre, telle est l’importance de tout
ça. Voilà quelques temps déjà Richard
Martin mettait en scène Le Don Giovanni de Mozart, avec la rage
de l’ amateur. Cette création s’est faite en ce “passage”
Léo Ferré, où d’autres viendront voir,
écouter, s’initier peut-être, aimer sûrement. MIAM # Quand on vous dit : “recettes de cuisine…” ? OD pour Miam Magazine, Octobre 2000.
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